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CO2 – Cycle de Lieder
Pour réserver en France: + 33 6 88 37 12 21

Opéra de chambre contemporain, multimédia – acoustique, numérique et visuel -une oeuvre transdisciplinaire et collaborative

À nos existences numériques en pensant à Louis Aragon … à leurs existences spectrales …À nous, chers futurs numérifères !

Durée environ 1h15
Porteur de projet > Association 2d’Lyres Reims http://www.2dlyres.net/carnet 06 88 37 12 21

° Équipe de recherche

  • Patrick Defossez & Anne-Gabriel Debaecker Compositeurs
  • Mathieu Chamagne Concepteur multimédia & développement des écritures numériques et visuelles
  • Étienne Lamaison Artiste associé

° Texte original

  • un Polar numérique de Jean-Bernard Pouy le romantisme inversé d’un abîme fréquentiel … Injonction vocale ! – Prémisses, voire prémices, dictatoriaux ?

Le voyage « solitaire » d’une voix (féminine) face à la métamorphose, à la mue virtuelle (donc numérique) de son être dans l’entente sourde de sa mue en deux forces opposées celui de chair et celui de data, … deux êtres se cherchant et se fuyant sans cesse. Cette voix solitaire sera-t-elle condamnée à une existence spectrale ? Serons-nous nous-mêmes dans l’avenir, de plus en plus étranger à notre propre voix ?

  • Janice Isabel Jackson (CA) > voix soprano – une des voix les plus remarquables de la sphère contemporaine et expérimentale canadienne, un engagement unique!
  • Silvia Lenzi (It) > violoncelle et viole de gambe
  • Anne-Cécile Cuniot (Fr) > flûte basse et flûte octobasse
  • Étienne Lamaison (Fr) > clarinette basse et clarinette contrebasse / clarinettes lituaniennes alto et ténor
  • Patrick Defossez (Bel) > piano acoustique, percussion, laptop
  • Anne-Gabriel Debaecker (Fr) > électroacoustique live, piano électrique, bols chantants, tams
  • Mathieu Chamagne (Fr) > régie équipement informatique… un des plus remarquables concepteur et développeur multimédia actuel en France

° Partenaires artistiques de création … 3 structures réunies > 1 canadienne et 2 françaises

° Partenaire de mise à disposition des instruments rares

  • Pierre-Yves Artaud – l’OFF – pour la Flûte octobasse
  • Patrice Boiry – Opus49 – Angers – pour la Clarinette contrebasse

CO² – Cycle de Lieder (titre qui ne manque pas d’air ou plutôt en manque dangeureusement) est une ouverture à l’oeuvre  « à 3 » entre compositeurs & concepteur multimédia, interprètes et public visant d’une part, à créer un espace démocratique à fort potentialité d’empathie collective où les artistes multiples tout autant que le public, sont au service d’une écriture plurielle et d’autre part, visant à modifier la communication musicale conventionnelle en s’interrogeant à quel niveau se situe la médiation duelle entre créateurs/interprètes et public. Alors CO² – Cycle de Lieder : un nouveau Jeu de société ?

Oscillant entre puissances poétiques et politiques, CO² – Cycle de Lieder, œuvre engagée, interroge la complexité de notre société (voire sa perversité) jouant, en son coeur, de la dualité harmonie – dé–tension. Ainsi percute-t-elle le présent et pourrait être une de ces oeuvres « lanceuses d’alerte » qui, nous faisant vivre l’épreuve, nous composent la preuve !

Représentation politique ou représentation théâtrale ? CO² – Cycle de Lieder construit d’une part, un ensemble de correspondances entre sons, visuels et disciplines croisées au sein d’une dynamique signes–sons–sens / fond–forme–flux, et bâtit d’autre part, une œuvre-espace de croisement d’écritures plurielles – littérature, musique, arts numériques et visuels – et de relations participatives multiples dans laquelle le public participe directement à l’œuvre en tant que médiateur coréalisant. CO² – Cycle de Lieder modélise ainsi un schéma relationnel ternaire résolument actif : compositeurs/concepteur multimédia – interprètes – public.

CO² – Cycle de Lieder explore spécifiquement les dimensions compositionnelles et expressives qu’offrent les oeuvres pour voix et instruments insolites, rares et peu usités, de petites combinatoires du solo, duo et trio dans le cadre de formes alternatives (écrites, ouvertes, improvisées, …) et interroge la densité de formats d’expression courts – entre puissance archaïque – mais tellement fondamentale, tellement humaine – et puissance symbolique – dans le mystère de la présence, de l’absence, de notre relation intime et extime au monde du sonore et musical.

CO² – Cycle de Lieder met en comparaison : 1. la temporalité poétique brève de l’Haïku, 2. la qualité prosodique d’un texte Polar d’interconnexion, 3. l’interaction con-textuée du simple mot à la forme conceptuelle du tweet ©Tweeter (micro-bloggage), problématique factuelle de connectivité de notre société. Ces axes de réflexion donnent naissance à une série de Lieder numériquement contemporains du « déjanté » à l’enchanté. Franz Schubert (ce romantique naturaliste du XIXème siècle) et Nina Hagen (cette romantique expressionniste punk urbaine du XXème siècle) seront-ils ici revisités ?

  • Un dispositif spéculaire comme support d’écritures numériques et visuelles

Métaphore d’un rideau de scène translucide (et trans-lucide !) qui jamais ne se lève, ce dispositif médiant entre l’espace des musiciens et l’espace du public, réceptionnent les écritures numériques émanant du public auquel a été confié des interfaces interventionnelles, et les distribuent visuellement sur ce même dispositif. Les interventions épistolaires du public deviennent « zones soniques immédiates » par la sublimation numérique progressive des lettres en notes et sont comme autant de « dérives » plurielles du souffle poétique de ce public dans le Théâtre des son(ge)s et de la communication intersubjective. Ces « improvisations créatrices » du public, de la simple lettre au format tweeté, sont dès lors des sculptures visuelles mobiles, une théâtralisation plastique qu’exploiteront musicalement les musiciens présents.

Au-delà d’une simple écoute, CO² – Cycle de Lieder confie ainsi au public « l’interprétation tactile » de sa propre pensée au moment de son présent. Une transmédialité active du public qui ouvrira l’oeuvre aux mouvements théâtralisés du visuel, et permettra de « sculpter » la trajectoire compositionnelle pré-établie de l’oeuvre et ce, en vue d’obtenir un polycomplexe de partitions graphiques tridimensionnelles, et mobiles, que les musiciens pourront accueillir et intégrer librement à leurs textes partitionnels initiaux.

Les interventions conjointes entre musiciens et public permettent « d’indéterminer » ce qui a été au préalable composé et « déterminer » ce qui est en train d’advenir afin qu’à partir de ces in-déterminants se construise une forme intuitintentionnelle de l’unique au pluriel, de l’individuel au collectif. La « partition » tend alors à se substituer en scénarii. Alors Jouons le jeu !

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